Pourvoirie
Jesmer
Le territoire de la Pourvoirie
Jesmer fut développé et mis à la disposition du
public dans les années 1950. C’est aussi une histoire de
rêveur qui voulait faire profiter « le monde » de ces
espaces naturels où la qualité de la pêche à la
truite et de la chasse à l’orignal était
phénoménal. À l’instar du territoire de la pourvoirie
Tibériade, il s’agit d’un milieu relativement montagneux
qui est aussi scindé par une rivière. En effet, la
rivière aux Bleuets descend du nord au sud, non sans
vacarme, et se jette dans la rivière Bazin qui délimite
les secteurs sud du Jesmer. Étrangement, à l’ouest de la
rivière on pêche de la truite mouchetée alors
qu’à l’est, on pêche essentiellement du brochet du nord,
de belle taille de surcroît.
Pour des raisons évidentes de qualité
d’habitat, la population d’orignaux est de forte
densité. La chasse se fait aussi à la méthode
traditionnelle, à pied par des sentiers. Des miradors
sont érigés aux endroits stratégiques et des
embarcations sont à la disposition des chasseurs.
La pêche à la truite réserve aussi son
lot de surprises. Aucun ensemencement n’a été fait dans
ces lacs. La truite indigène est vorace et
prendre des spécimens de 1 kilo est un fait courant.
Cependant, faut-il dire qu’il ne s’agit pas de la
moyenne des prises.
Depuis quelques millénaires, des
familles de brochets du nord ont élu domicile aux
deux lacs Dorothy. Fait particulier, les eaux seraient
plus propices à la survie de la truite mouchetée.
Sincèrement, peu de gens osent se baigner dans ces eaux
tant la population de brochets est élevée et de grande
taille. Une moyenne de 4 kilos est chose commune et des
brochets de 12 kilos furent même pris, particulièrement
au lac Grand Dorothy. On dit que les familles de canards
ne font pas longue vie sur ces lacs. Il existe de
nombreuses histoires à ce sujet…
Évidemment, plusieurs autres espèces
sont présentes sur le territoire. L’ours noir, le loup,
le renard et le lynx roux sont fréquemment aperçus, mais
contrairement aux mythes, ils ne font pas face à
l’humain assez longtemps pour pouvoir réellement les
observer. Par contre, le castor est omniprésent sur
l’ensemble des territoires de même que la loutre et la
martre d’Amérique. En se faisant discret en fin de
journée, il est possible de les voir en action.
Pour les passionnés d’ornithologie,
plusieurs espèces d’oiseaux sont présentes dont le
majestueux « aigle » pygargue à tête blanche, qui a
érigé un immense nid à quelques kilomètres au sud. Il
survole souvent le territoire Jesmer. Au printemps,
plusieurs lignées de canards s’arrêtent sur nos lacs
pour y mettre bas et vous vous réveillerez à coup sûr
sous le chant des huards.
Le territoire Jesmer abrite une
diversité faunique fascinante et peu commune. S’y
rendre, c’est s’imprégner du rythme de la vie animale.
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